C'est la question qu'on me pose en premier : est-ce qu'un site va me ramener des transports ?
Personne ne peut promettre un volume. Ni moi, ni une agence, ni un prestataire du secteur. En revanche, on peut expliquer précisément d'où viennent les retombées. Et ça, c'est vérifiable.
Les secrétariats et les cadres de santé
C'est le gisement le plus intéressant, et le moins travaillé.
Un secrétariat dont le transporteur habituel est complet cherche un renfort. Un cadre de santé doit organiser une sortie et n'a personne sous la main. Ils se tournent vers ce qu'ils trouvent, et ils vérifient avant d'appeler : votre agrément, vos catégories, vos zones, un numéro qui sonne chez quelqu'un qui décide.
Ce ne sont pas des volumes massifs. Ce sont des entrées durables. Un transporteur qui dépanne correctement une fois entre dans la liste, et il y reste. La valeur d'un seul donneur d'ordre gagné se compte en années.
Les familles, sur les transports programmés
Le libre choix du transporteur existe, même s'il est mal connu. Il s'exerce surtout sur les sorties d'hospitalisation et les transports planifiés, et presque toujours par un proche plutôt que par le patient.
Ce proche cherche en ligne, souvent le soir, souvent depuis un couloir. Il veut savoir trois choses : est-ce qu'il y a quelque chose à avancer, est-ce que vous desservez l'établissement, est-ce que quelqu'un décroche. Presque aucun site du secteur ne répond clairement à ces trois questions.
Les transports réguliers
Dialyse, rééducation, oncologie. Ce sont des trajets répétés sur des semaines ou des mois, planifiables, qui stabilisent un planning. Le patient garde volontiers le même transporteur, encore faut-il qu'il vous ait trouvé la première fois.
C'est là que le contenu du site pèse le plus lourd, parce que ces gens-là prennent le temps de comparer avant d'appeler.
Combien de temps avant de voir quelque chose
- Quelques semaines pour les premiers appels venus de la fiche Google, si elle était vide ou périmée. C'est le levier le plus rapide.
- Trois à six mois pour que les pages remontent sur les recherches par établissement et par zone.
- Au-delà d'un an, le site a pris de l'ancienneté et les positions deviennent difficiles à vous reprendre.
La concurrence en ligne est faible dans ce métier. Les résultats arrivent souvent plus vite qu'ailleurs. Mais méfiez-vous de quiconque annonce des résultats en deux semaines sur des recherches disputées.
Le calcul honnête
Ne raisonnez pas en « combien ça coûte ». Raisonnez en « qu'est-ce qu'il faut que ça produise pour que ce soit gagnant ».
Faites-le avec vos chiffres. Combien rapporte un donneur d'ordre régulier sur une année ? Combien vaut une série de transports programmés sur trois mois ? Rapportez-y ce qu'un site représente une fois pour toutes.
Dans la plupart des cas, le seuil est atteint avec un seul partenariat installé. Ce n'est pas une promesse, c'est une arithmétique que vous pouvez poser vous-même ce soir.
Les cas où ça ne marche pas
Quand personne ne décroche. Un site qui fait sonner le téléphone ne sert à rien si l'appel tombe sur une messagerie. C'est la première cause de perte, bien avant le référencement.
Quand la fiche Google reste vide. Le site et la fiche travaillent ensemble. Négliger la fiche, c'est se priver du levier le plus rapide.
Quand on laisse le site vieillir. Un parc qui a changé, une zone qui s'est étendue : des informations périmées font plus de mal qu'une absence de site.
Quand on vise uniquement la grande ville. Cette recherche est tenue. Un site neuf n'y apparaîtra pas, et son propriétaire conclura à tort qu'un site ne sert à rien.
Ce qu'il faut retenir
Un site ne remplit pas un planning tout seul. Il vous rend vérifiable et joignable au moment précis où quelqu'un se demande à qui s'adresser.
Ce qui se passe après reste votre métier.

